Lexique

A

: harmonie. Une qualité du mouvement, du seiho.
Aïki : voie de l’harmonie avec l’énergie. Se mouvoir sans bloquer ou s’opposer à l’autre. De même, aïki peut concerner sa propre manière de se mouvoir. Une qualité du mouvement, du seiho.
Aïkido : L’aïkido (合気道, aikidō) est un art martial japonais (budo), fondé par Morihei Ueshiba entre 1925 et 1960. L’aïkido a été officiellement reconnu par le gouvernement japonais en 1940 sous le nom d’aikibudō. Il a été créé à partir de l’expérience que son fondateur avait de l’enseignement des koryu (écoles d’arts martiaux anciennes), essentiellement le ju-jitsu de l’école daitō ryū, le kenjutsu (art du sabre japonais) et l’aikijutsu. L’aïkido est né de la rencontre entre ces techniques de combat et une réflexion de Morihei Ueshiba sur le sens de la pratique martiale à l’ère moderne.
Aïki jo : l’ensemble des mouvements transposés avec tori tenant le jo.
Aïki boken : l’ensemble des mouvements transposés avec tori tenant le boken.

B

Boken : sabre en bois.
Boken dori : l’ensemble des mouvements transposés avec uke tenant le boken.
Budo : voie martiale. Souvent traduit comme art martial avec une connotation de lutte, de combat, de conflit. En Extrême Orient, l’étude est avant tout celle de la Voie, le Do, le Tao. Ensuite, les principes sont les voies de l’étude et les techniques en sont les moyens. Pour aborder la notion extrême orientale du conflit.
Bugeï : art martial.
Bujutsu : technique martiale.
Bushi : homme adepte de discipline martiale.
Bushido : voie du guerrier. Souvent fait référence au code des samouraïs tel que délivré dans le texte
classique Hagakure.

D

Daïto Ryu Aïki Jujutsu : discipline étudiée par le fondateur de l’Aïkido et enseignée par lui jusqu’en 1945 environ. Takeda Sokaku senseï fut le professeur de Ueshiba Moriheï. Le maître actuel est Kondo Katsuyuki senseï.
Dan : degré. Atteste d’une durée et d’un niveau de pratique. Le dan est une des manières de marquer la progression de l’adepte des arts martiaux. Traditionnellement, il est donné par le maître de l’élève jusqu’à heuteur du grade de ce dernier moins un.
Deshi : disciple. Élève des kobudo et des budo. Cette fonction dans un dojo entraîne des devoirs vis-à-vis du maître, de l’enseignement et des condisciples. Voir uchi deshi et soto deshi.
Do : voie, du chinois tao. A la fois cours naturel des choses et engagement personnel dans une quête de perfectionnement. Définit aussi ce que nous nommons discipline : Aïkido voie de l’harmonie de l’énergie, Chado voie du thé, ou Butsudo voie du bouddha. Le do se distingue du jutsu ou technique, geï ou art. Do est la recherche d’un principe universel, ce qui implique qu’en tous lieux et tous domaines, on peut et doit étudier et appliquer ces principes.
Dogi : vêtement pour s’adonner à la voie.
Do-in : aussi Dôin, gymnastique énergétique japonaise visant à étirer les méridiens d’énergie. Permet une approche non délirante de la réalité de l’énergie. Développe la sensation et la réceptivité à l’autre et à soi. Appui intéressant et révélateur à l’Aïkido. Voir aussi taïso et shiatsu.
Dojo : lieu de pratique. Le dojo est cet endroit particulier où l’on s’adonne à une recherche sous le magister du professeur, senseï. Le dojo est un terme commun à de nombreux arts japonais hors du champ martial. Si le dojo est un lieu géographique, il est aussi tout lieu ou état d’esprit favorable à la poursuite de la quête.

G

Geï : art.
Geta : sandales en bois.
Gi : vêtement.
Go : opposition, force.

H

Hakama : vêtement jupe noir/bleu qui couvre le mouvement des jambes. Aussi grade signifiant que l’élève possède les  » briques  » de base de l’Aïkido. Équivalent de la ceinture noire.
Hanmi handachi wasa : mouvements où l’un des partenaires est debout et l’autre assis.
Hanshi : maître du plus haut niveau. Titre honorifique.
Henka : pivoter les hanches. Aussi la notion d’enchaîner, opposée à contrer.
Henka wasa : seiho des enchaînements.
Hyoho Niten Ichi Ryu : école de sabre fondée par Musashi Miyamoto au 17ième siècle. Célèbre école pour la personnalité de son fondateur, vainqueur de 30 duels, auteur du  » Gorin no Sho  » ou Livre des Cinq Anneaux qui est un classique de la voie du sabre et de la stratégie. Particularité : katas de deux sabres.

I

Iaï : art de dégainer le sabre de manière décisive.
Iaïdo : voie du Iaï.
Iaïto : sabre.
Iki : souffle, énergie. Voir ki.
In-yo : couple lumière/obscurité, mâle/femelle, positif/négatif, en chinois yin-yang. Autrefois renvoyant à l’adret et à l’ubac, les deux côtés de la vallée, l’un privé du soleil et l’autre ensoleillé.
Irimi : notion et qualité de pénétration de tori face à l’approche d’uke.

J

Jo : bâton de bois d’environ 1,28 m.
Jo dori : l’ensemble des mouvements transposés avec uke tenant le jo.
Ju : souplesse, adaptation. Contraire de go.
Jujutsu : techniques corporelles fondées sur la souplesse et l’adaptation. Discipline privilégiant l’application des techniques en situation de conflit. Aussi discipline des écoles traditionnelles japonaises ou ryu, voir Daïto Ryu Aïki Jujutsu.
Jutsu : technique. Discipline mettant l’accent sur l’aspect combatif, corps de techniques issus des batailles historiques.

K

Kaeshi wasa : seiho des contres.
Kamae : attitude, posture. Au niveau du corps, kamae témoigne d’une justesse posturale extérieure, propre à chaque école. Au niveau de l’esprit, kamae est une disposition d’esprit qui offre à voir la qualité de présence de l’adepte de l’art.  » La droiture est le lieu de pratique [dojo]  » rappelle que la droiture à l’instar de kamae est à la fois corporelle et spirituelle.
Kamiza : emplacement du dojo où sont représentés les esprits ou kami. On y place souvent le portrait du fondateur de la discipline et des calligraphies exemplaires.
Kata : suite codifiée de seiho ou mouvements. Le kata transmet l’esprit de l’école.
Katana : sabre coupant.
Keiko : exercice.
Keikogi : vêtement pour l’exercice.
Ken : sabre.
Kenjutsu : techniques du sabre, voies traditionnelles non sportives.
Ki : énergie, souffle. Vient du chinois Chi. Relève d’une cosmogonie où les phénomènes sont soutenus par une énergie ki. Individuellement, le ki est notre énergie et nos mouvements témoignent de cette vitalité.
Ki no Nagare : littéralement laisser couler le ki. Position au boken et au jo, mais aussi principe qui
veille à optimiser l’écoulement des forces. Exprimé autrement, nous ne sommes pas la limite de
l’autre.
Kimono : terme impropre désignant la tenue d’exercice. Voir keikogi et dogi.
Kohaï : nouvel adepte. Voir son pendant, le sempaï.
Kobudo : voie des anciens ou voie ancienne. Écoles traditionnelles japonaises dont l’accès est très restreint et l’enseignement souvent soumis au secret. Ces écoles forment des maîtres tout aussi remarquables que discrets.
Kokoro : esprit/coeur. Qualifie la présence de l’adepte.
Kokyu nage : projection sur un souffle.
Koshi nage : projection de hanche. Tout seiho peut se faire avec une projection de hanche.

M

Maaï : distance, intervalle. Une qualité du mouvement, du seiho.
Mae ukemi : roulade avant.
Menkyo kaiden : certification d’aptitude à transmettre la forme et le fond de l’école. En usage dans les ryu, le menkyo kaiden est décerné à de rares disciples.
Michi : chemin/sentier en japonais.
Mon : blason familial et clanique. Par extension emblème d’une école.
Musashi Miyamoto : maître de sabre du 17ième siècle. Auteur du classique  » Gorin no Sho  » ou Livre des Cinq Anneaux. Personnage de roman dans  » La Pierre et le Sabre  » et  » La Parfaite Lumière  » de Yoshiokawa Eiji et personnage de films japonais avec notamment Mifune Toshiro. Voir aussi Hyoho
Niten Ichi Ryu.

N

Niten Ichi Ryu : voir Hyoho Niten Ichi Ryu
Nage : projection.

O

 

Ogasawara Ryu : ancienne école japonaise d’étiquette. Enseigne aussi la lance, le tir à l’arc.
Omote : positif. Se dit d’un mouvement ou seiho qui pénètre la garde d’Uke.

R

Reï : salutation. Le reï se fait debout ou à genou. Il témoigne de notre attitude de gratitude et de dignité. Le reï se fait en entrant et sortant du dojo, en montant et descendant du tatami, en débutant et en terminant le cours, en invitant et remerciant le ou les partenaires, en recevant l’instruction d’un ancien ou du professeur.
Reïgi ou reïshiki : étiquette. Fondamental dans les arts martiaux. Permet de lier le corps, le coeur et l’esprit dans des gestes simples.
Ritsureï : salut debout, trois degrés sont admis selon la personne ou la chose que l’on salue.
Ryu : école traditionnelle où l’on enseigne un kobudo.
Ronin : guerrier libre de tout service auprès d’un seigneur.

S

Sadô : art de la Cérémonie du thé.
Samouraï : celui qui sert [un maître]. Au Japon,se dit d’un membre de la classe des guerriers, dissoute en 1868, dont la condition était héréditaire.
Seiza : posture assis sur les talons, littéralement  » assise en silence  » [ à méditer !]. Assise habituelle lors du salut et lorsqu’une explication est donnée par le professeur.
Sempaï : ancien. Pratiquant avancé. Le sens hiérarchique est très fort dans les arts martiaux car tout prédécesseur est en mesure de comprendre et de transmettre ce que son suivant n’a pu voir et entendre. Cette hiérarchie est fortement tempérée par une dignité partagée par tous.
Senseï : Sensei (先生, parfois francisé en « senseï ») est un terme japonais désignant « celui qui était là avant moi, qui est garant du savoir et de l’expérience d’une technique ou d’un savoir-faire », ou de manière plus condensée un maître qui donne son enseignement à un élève. Dans son utilisation habituelle, il est utilisé pour s’adresser à un professeur ou enseignant ou encore à un médecin et pour s’adresser à un artiste reconnu. La traduction française courante du terme est maître. En Occident, le terme sensei fait aussi référence à un enseignant du bouddhisme zen ou du budo. Dans les arts martiaux japonais, le terme « sensei » s’utilise à propos d’une personne qui a obtenu un titre d’enseignant.
Shiatsu : art de presser avec les doigts sur les méridiens d’acupuncture. Très souvent pratiqué par les anciens samouraïs. L’étude du corps passe aussi par l’art de soigner.
Shihan : titre honorifique décerné à un porteur d’au moins un 7ème dan.
Shin : esprit, disposition mentale ou de coeur. Voir kokoro.
Shiho nage : projection des quatre directions. Premier mouvement de projection.
Soto : extérieur. Se dit d’un mouvement ou seiho dont le déplacement initial sort du champ de force
d’Uke.
Soke : maître en chef, titre héréditaire à connotation honorifique et religieuse dans les ryu ou écoles
traditionnelles.
Suwari wasa : seiho à genou. Tout seiho debout peut se faire à genoux.

T

Tabi : genre de chausson qui s’enfile sous les zoreï.
Taï sabaki : premier déplacement de base en trois pas, littéralement mouvement du corps.
Taïso : préparatifs à la pratique. Partie du cours qui peut être autonome. Renforce les tendons,
assouplit les muscles, dirige le souffle et étire les méridiens d’énergie.
Taninzu dori : exercice avec plusieurs partenaires.
Tatami : tapis de sol d’environ 1 x 2 m. Unité de base de l’habitat japonais. Espace sur lequel évoluent
les adeptes de l’Aïkido. Amortit les arrivées au sol.
Tanken : couteau toujours en bois pour l’exercice.
Tanto : coutelas à lame en métal.
Tenkan : deuxième déplacement de base en un pas.
Tori : celui qui exécute la technique par opposition à Uke.

U

Uchi : intérieur. Se dit d’un mouvement ou seiho dont le déplacement initial pénètre le champ de force
d’Uke.
Uchi deshi : disciple intérieur. Ils sont les disciples proches d’un maître en mesure de vivre et voir vivre jour et nuit l’enseignement de l’école. Dans les ryu, seuls les uchi deshi pouvaient recevoir le menkyo kaiden.
Ueshiba : famille du fondateur de l’Aïkido. Nous sommes à la troisième génération.
Uke : celui qui reçoit la technique, est aussi celui qui approche et donne l’énergie. Par opposition à Tori.
Ukemi : roulade, littéralement réception au sol.
Ura : négatif. Se dit d’un mouvement ou seiho qui s’enroule autour d’Uke.
Ushiro : arrière.
Ushiro ukemi : roulade arrière.

W

Wasa : technique. Plus précisément le mouvement que Uke et Tori accomplissent. Voir seiho.

Y

Yin-Yang : voir in-yo.
Yoshi : rythme. Une qualité du mouvement, du seiho.
Yomi : intuition. Capacité à pré-voir. Qualité très simple qui se développe après un grand nombre d’années de pratique. Ne pas délirer, SVP.

Z

Zanshin : état de vigilance requis dans la pratique des budos.
Zareï : salut cérémoniel à genou.
Zazen : méditation assise. Le zazen ne doit pas être réduit à une posture physique, il est aussi disposition d’esprit unissant recueillement et connaissance. Zazen peut être pratiqué assis, couché, debout : il est recherche et état d’éveil.
Zen : méditation, chinois tchan et sanscrit dhyâna. Ecole du Mahayana, école du bouddhisme où l’on privilégie la connaissance directe.
Zori : nu-pieds, sandales permettant de ne pas salir les pieds avant de monter sur le tatami.