Ashi waza

De mes années dans les dojos, j’ai gardé un intérêt particulier pour le travail des jambes, les déplacements, les postures, les différentes hauteurs de pratique. Revenant d’un stage que j’ai dirigé aux Pays-Bas, j’ai été confronté à l’étonnement de certains élèves devant mes déplacements. Ils me disaient qu’à voir, on dirait une danse mais qu’à ressentir, on voyait immédiatement que l’équilibre était pris et que le mouvement n’offrait qu’une seule issue.

Je leur ai indiqué pour répondre à leur questionnement que je conservais un maximum l’énergie et la dirigeais prioritairement vers l’ukemi, la réception au sol. Chaque pas sollicite le sol et en réponse renvoie la poussée contraire du sol vers la saisie ou le contact. Je leur présentais l’image d’un félin qui avance en effleurant le sol tout en y puisant l’impulsion nécessaire à son attaque.

Le mouvement d’Aïkido lui-même s’inscrit dans le cercle et ce cercle est à son tour développé sur un autre cercle, d’où la naissance d’une spirale. Chaque brisure de la circularité correspond à une perte d’énergie, à une sortie de la ligne, à un manque de maîtrise. Le Ringenkaï Aïkido témoigne de l’exemple que j’ai reçu de mes maîtres, en premier Noro Msasamichi senseï, Otomo* de Ueshiba Moriheï senseï.

*Otomo : disciple servant

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