Aller par le travers

bernetHaie bocagère dans la Vallée d’Aure, la vallée des vents. Photographie de Nguyen Thanh Thiên © 2017

Adolescent, j’avais pris la route comme d’autres prennent la mer. Comme le dit le poète, ce n’est pas nous qui prenons la mer, c’est la mer qui nous prend. Depuis, j’aime avancer, m’éloigner de mes racines, poussé par mes racines. J’ai franchi des frontières, j’ai habité l’exil et vécu en étranger parmi des étrangers. Mon chez-moi a été la langue, le mouvement, le commerce des hommes au sens des Anciens. J’ai aimé le dictionnaire qui convoquait des êtres nouveaux, qui peuplait mon imagination de merveilles et de lendemains en des terres nouvelles. J’ai remercié mes maîtres qui ouvraient de nouvelles pistes vers l’autre, bousculant l’adversité et ouvrant les portes à l’entente entre les hommes.

Ce jour-là, j’ai traversé la route ou est-ce la route qui m’a traversé ?

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