Quand le vide circule

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Il faut se grandir.

On entend souvent cela dans les dojos. Cela signifie souvent qu’il faut prendre l’ascendant sur l’adversaire, le contempler de haut, le sentir petit.

Lorsque j’avais voulu donner un sens à mon enseignement aux enfants, j’avais adopté cette maxime : « Grandir, c’est aussi s’élever. » J’ajoutais à une nécessité physiologique une urgence morale et spirituelle.

Il faut aussi se grandir car nous avons tendance à rapetisser le Monde à notre mesure pour nous assurer une meilleure emprise sur l’adversité. Il faut pourtant regarder l’autre comme une montagne, voir en lui de la base jusqu’au sommet et les nuages et les cieux qui le couronnent.

Encore plus loin, nous devons nous grandir pour accroître l’espace entre la voûte plantaire et le sommet du crâne, donner du volume à la respiration, libérer le mouvement à chaque intervalle.

Il faut aussi se grandir jusqu’à voir en l’autre une possibilité de croissance et non plus un obstacle, se penser arbre mais aussi forêt, bois qui se dresse et air qui circule entre les branches. Comme dans un jardin japonais, le pratiquant fait circuler le vide.

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