Deuxième jour

259Mon chien Gorka, une fin d’après-midi de novembre, Hautes-Pyrénées. Après la pratique. Nguyen Thanh Thien © 2012

Celui qui ne croit pas en l’improbable circonstance ne peut maintenir l’espoir.

C’est avec espoir que j’ouvre cette école. J’ai espoir que l’étude sera sérieuse et joviale, approfondie et partagée.

Hier, j’ai pris contact avec Noro Takeharu senseï, le successeur de Noro Masamichi senseï, pour témoigner mon respect envers son père, notre maître. Il me rappelait une parole – que j’avais oubliée – quand je lui disais au moment de la succession qu’il ne fallait pas croire que les choses puissent être impossibles. Je méditais ce que j’avais voulu dire ce jour-là. J’en vins à penser que croire que des choses soient impossibles revenait à créer les conditions de leur impossibilité, que cela nous voilait la nature maturante du temps et qu’il valait mieux croire en une possibilité car elle seule ouvrait sur un devenir.

Aller au devant de l’adversité, affronter une volonté opposée et maintenir la sienne, débuter un mouvement, une technique, un Shiho Nage, consiste en la création d’une ouverture, d’une issue, d’un possible ensemble.

Avancer vers l’autre signifie porter l’espoir dans le camp adverse et ne jamais désespérer. Noro senseï disait à un vieil ami malade :

Tu ne peux pas désespérer, nous avons le même maître, Ueshiba Moriheï senseï.

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