Debout après l’heure

PAR_4199Le Haut Pin des Sables Rouges au 1er janvier. Nguyen Thanh Thien © 2016

Seul, on est seul au moment de l’effort. Les maîtres sont passés. Les exemples ont été donnés. Les camarades de dojo se sont éparpillés. Maintenant, je suis devant l’effort, devant ces détails que je dois travailler et qui demandent encore plus d’exigence.

Alors, je prends en main le bokken ou le jo, la sabre ou le bâton. Puis, je m’exerce. La crainte est d’en faire trop peu. Le souci est l’inattention. Comme en montagne, une minuscule prise dans la paroi lisse nous permet de progresser, de monter, de parvenir au sommet.

Seul dans l’effort, je ne peux sans cesse invoquer les maîtres car je les entends qui répondent :

Et toi ?

Eux aussi ont avancé seuls car il faut rester le dernier sur le champ de bataille, debout après l’heure, à se demander :

En ai-je fait assez ?

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